Thèmes de recherche

  • Thème 1 : Conditions sociales et organisationnelles de la participation des salariés aux offres d’APS sur le lieu de travail
  • Thème 2 : Qualité de vie et des conditions de travail (QVCT)
  • Thème 3 : Rôle des managers et régulations sociales au travail

Biographie

Titulaire d’un master STAPS (EBNS), obtenu à l’université Paris V en 2015, Yann Baup s’oriente vers la promotion des activités physiques et sportives en milieu professionnel. Il crée une microentreprise proposant aux entreprises un dispositif de pratique sur le lieu de travail. Cette expérience l’amène à poursuivre son parcours universitaire afin d’approfondir la question de la participation des salariés à ces offres.

En 2017, il entreprend une thèse de doctorat en STAPS dans le cadre d’une convention CIFRE avec le groupe de protection sociale AG2R LA MONDIALE, en collaboration avec le laboratoire L-VIS, à Lyon. Soutenue en 2023, cette thèse s’intitule « Activité physique et sportive au travail, la participation en question : engagement des salariés et rôles des managers ».

Entre 2021 et 2024, il exerce comme attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à Lyon, avec un rattachement au laboratoire L-VIS. En 2025, il est recruté comme maître de conférences en STAPS à l’Université de Strasbourg et rejoint le laboratoire « Sport et sciences sociales ». Depuis 2026, Il est responsable de la deuxième année de licence en management du sport.

Recherche et activité internationale

EASM Student Seminar

Publications et communications

10 publications

  • Article dans une revue
  • Sport and physical activity participation in the workplace: the role of employees' self-perception

    Yann Baup, Bénédicte Vignal, Guillaume Bodet
    International Journal of Workplace Health Management, 2021, 15 (1), pp.54-69. ⟨10.1108/IJWHM-03-2021-0055⟩ | Publiée le 2 décembre 2021
    Article dans une revue

    Purpose Despite preventive efforts from some companies to offer some sport and physical activity (SPA) to their employees, French participation rates remain very low, which limit impacts in terms of health and economic benefits. The aim of this study was to better understand the factors influencing SPA participation in the workplace. Design/methodology/approach A cross-sectional study was conducted based on an electronic questionnaire survey disseminated to 24 companies based in France that offered SPA to their employees. An independent sample t -test was conducted to explore the differences between the most common facilitating and constraining factors, in relation to “being a sporty person” self-perception, leisure-time physical activity (LTPA) level and demographic information. Predictors of SPA in the workplace were determined using a binomial logistic regression. Findings A total of 1,318 employees completed the survey, of which 60% were women, mostly highly educated and white collar. “Being a sporty person,” self-perception has been a predictor of SPA participation in the workplace. Practical implications More multicomponent work-based interventions, including incidental physical activity, might be necessary to increase participation and overcome time constraint. Originality/value Although SPA participation in the workplace is considered to promote numerous positive organizational and individual consequences, this is the first study to assess the associations between facilitating and constraining factors of SPA participation in the workplace setting and physical self-perception.

  • Physiological demand and pacing strategy during the new combined event in elite pentathletes

    Yann Le Meur, Sylvain Dorel, Yann Baup, Jean-Pierre Guyomarch, Christian Roudaut, Christophe Hausswirth
    European Journal of Applied Physiology, 2012, 112 (7), pp.2583-2593. ⟨10.1007/s00421-011-2235-2⟩ | Publiée le 1 janvier 2012
    Article dans une revue

    Purpose: To evaluate the physiological demands and effects of different pacing strategies on performance during the new combined event (CE) of the modern pentathlon (consisting of three pistol shooting sessions interspersed by three 1-km running legs). Methods: Nine elite pentathletes realised five tests: a free-paced CE during an international competition; an incremental running test to determine VO2max and its related velocity (vVO2max) and three experimental time-trial CE, where the pacing strategy was manipulated (CEref, CE100%, CE105%). CEref reproduced the international competition strategy with a 170m fast running start within the first 2 kilometres. CE100% and CE105% imposed a constant strategy over km-1 and km-2 with a velocity of 100% and 105% of the mean speed adopted over the same sections during the international competition, respectively. Km-3 was always self-paced. Results: The subjects ran CEref at 99±4% of vV . 12 O2max and reached 100±5%, 100±7%, 99±8% of VO2max at the end of kilometres 1, 2, and 3, respectively (VO2max: 72±6mlO2.min-1.kg-113 ), with a peak blood lactate concentration of 13.6±1.5mmol.L-114 . No significant differences in overall performance were found between the pacing conditions (753±30s, 770±39s, 768±27s for CEref, CE100% and CE105%, respectively, p=0.63), but all of the shooting performance parameters were only stable in CEref. Conclusion: Completion of CE by elite pentathletes elicits a maximal aerobic contribution coupled with a high glycolytic supply. Manipulating the mean running speed over km-1 and km-2 had strong influence on the overall pacing strategy and induced minor differences in shooting performance but it didn’t affect overall performance.

  • Performance factors in the new combined event of modern pentathlon

    Yann Le Meur, Christophe Hausswirth, Chris Abbiss, Yann Baup, Sylvain Dorel
    Journal of Sports Sciences, 2010, 28 (10), pp.1111-1116. ⟨10.1080/02640414.2010.497816⟩ | Publiée le 1 janvier 2010
    Article dans une revue

    To determine the individual tactics employed by elite modern pentathletes within each discipline of the new combined running-shooting event, and the consequences of these strategies on the overall performance. 36 male pentathletes competing in a world cup event, where running velocity, transition time, shooting time, shooting accuracy and delay per shot were measured. Performances of the top third pentathletes (TOP), the middle third pentathletes (MIDDLE) and the bottom third pentathletes in the combined event (BOTTOM) were compared. The difference in overall performance between TOP and MIDDLE/BOTTOM was predominately associated with a better shooting accuracy (79 ± 13%, 68 ± 12% and 64 ± 10% success rate, for TOP, MIDDLE, BOTTOM, respectively) and a quicker shooting time (86 ± 16s, 109 ± 19s and 117 ± 23s, for the TOP, MIDDLE, BOTTOM, respectively). No significant difference was observed on running velocity, transition time and delay per shot among the three groups. All the competitors started significantly faster over the first 200 m of each of the three 1 km running stages. The last third of the approximately 3km race was completed significantly faster by all pentathletes (p < 0.05). The main finding was that the best performers of the combined event distinguished themselves due to their greater shooting accuracy.

  • Chapitre d'ouvrage
  • Communication dans un congrès
  • Le manager : chainon manquant des APS au travail ?

    Yann Baup, Bénédicte Vignal, Guillaume Bodet
    20ème Congrès International de l'ACAPS : Les environnements de l'activité physique et sportive, Association des chercheurs en activités physiques et sportives (ACAPS), Oct 2023, Reims, France | Publiée le 31 octobre 2023
    Communication dans un congrès

    De manière générale, les APS au travail sont présentées comme un outil favorable à la santé, au bien-être des salariés et à la performance en entreprise (Bodet, 2022). Cependant, il pourrait exister un décalage entre ce qui est dit et ce qui est réellement perçu et vécu. L'impact des APS au travail dans les entreprises est limité par une participation modeste des salariés, de l'ordre de 10-15 % en moyenne (Pierre, 2015). Le manque d'implication des managers dans la mise en œuvre des APS au travail est un des freins à la participation des salariés (Mellor & Webster, 2013). Pour cette raison, nous avons voulu connaitre leurs postures face aux APS au travail. Ce manque d'implication managérial face aux APS au travail pourrait être abordé à travers le paradoxe des rôles (e.g. conflit, surcharge et ambiguïté des rôles) qui amène les managers à faire l'expérience et à assumer des rôles contradictoires, incompatibles voir concurrents (Bellini, 2005 ; Rizzo et al., 1970). Afin de répondre à la question des postures managériales face aux APS au travail, nous avons opté pour une démarche qualitative en menant 19 entretiens semi-directifs auprès de 8 managers de proximité et 11 managers intermédiaires, tous confrontés à une offre d'APS en entreprise. Nous avons ensuite réalisé une analyse de contenu en procédant à une analyse thématique du corpus des entretiens retranscrits. Cette analyse thématique a révélé que, même si les managers sont plutôt favorables à cette démarche (17 sur 19), ils rencontrent un certain nombre de difficultés au quotidien à s'impliquer. Les considérations éthiques, les aspects réglementaires et budgétaires, et la complexité d'intégrer les APS dans un contexte entrepreneurial très contraint en sont les principales raisons. Le soutien de la direction, l'externalisation de la démarche et la co-construction avec l'ensemble des parties prenantes ont été évoqués comme des pistes favorables à une adhésion plus forte du manager. Ils pourraient ainsi assumer davantage les rôles de coaching, de relai d'information ou même de médiateur qu'ils revendiquent lorsqu'ils évoquent des APS au travail. Le type de fonction managériale et la pratique personnelle des managers aux APS semblent modérer les différents résultats de cette analyse. Les managers semblent vivre au quotidien des injonctions paradoxales qui les empêchent de s'impliquer dans la mise en œuvre des APS au travail et ainsi de favoriser cette démarche auprès des salariés. La plupart des managers entrevoient, dans le contexte actuel, les APS au travail comme une pratique découplée en confrontation directe avec les priorités des organisations (e.g. rentabilité) et un temps de travail toujours plus incompressible. Par conséquent, il pourrait être intéressant d'appréhender les APS au travail comme une pratique « intégrée » à l'environnement, à l'organisation du travail, et aux politiques d'entreprise s'inscrivant dans une approche globale de prévention, et de protection de la santé des salariés. Dans une perspective de recherche future, il pourrait être utile de mener une recherche-action basée sur des stratégies promouvant l'engagement des managers (e.g. gestion des conflits des rôles) qui permettrait de confirmer ou pas les résultats de cette recherche. Bellini, S. (2005). Éviter le marteau, glisser sur l'enclume. Comment les managers de proximité ajustent leurs rôles face aux contraintes de l'organisation. Les Cahiers Internationaux de Psychologie Sociale, 65(1), 13‑25. https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-internationaux-de-psychologie-sociale-2005-1-page-13.htm Bodet, G. (2022). Motivations organisationnelles pour la promotion de l'activité physique et sportive en entreprise : Entre philanthropie, rentabilité et marketing. In Bouger pour la santé ! Analyses sociologiques d'une injonction contemporaine (In Perrin C., Perrier C. et Issanchou D. (eds.)). Presses Universitaires de Grenoble. Mellor, N., & Webster, J. (2013). Enablers and challenges in implementing a comprehensive workplace health and well‐being approach. International Journal of Workplace Health Management, 6(2), 129‑142. https://doi.org/10.1108/IJWHM-08-2011-0018 Pierre, J. (2015). Le sport en entreprise—Enjeux de société. economica. Rizzo, J. R., House, R. J., & Lirtzman, S. I. (1970). Role Conflict and Ambiguity in Complex Organizations. Administrative Science Quarterly, 15(2), 150‑163. https://doi.org/10.2307/2391486

  • Les activités physiques et sportives en entreprise : rôles et positionnement des managers de proximité.

    Yann Baup, Bénédicte Vignal, Guillaume Bodet
    1er Congrès de la S2MS : Regards croisés sur les nouvelles organisations et modes de gestion du sport, Société Savante de Management du Sport (S2MS), Dec 2020, Valenciennes, France | Publiée le 10 décembre 2020
    Communication dans un congrès

    Introduction et objectif(s) L'entreprise, définie parfois comme un lieu d'influence du comportement humain, pourrait offrir un cadre intéressant d'intervention pour la promotion de l'activité physique-santé. Les APS en entreprise se déclinent sous différentes formes : des activités de loisir (cours de fitness, sports individuels et collectifs), des activités de prévention des risques liés au poste de travail (lutte contre la sédentarité, les troubles musculo-squelettiques et les blessures physiques) et celles qui prônent les mobilités douces telles que l’« active commuting » (modes de déplacement actif : domicile-travail). Ces différentes actions ont montré des effets bénéfiques sur la santé et le bien-être des salariés, mais également sur la performance d'entreprise, notamment l'attractivité de l'employeur, la cohésion d'équipe et la réduction de l'absentéisme (Grimani et al, 2019). Malgré ces résultats prometteurs, peu d'entreprises en France semblent encore concernées par cette démarche (moins de 20 %) et la participation des salariés reste plutôt modeste, de l'ordre de 10 à 15% (Pierre, 2015). Selon certains auteurs, le succès de ces actions, en termes d'implantation et de participation, pourrait reposer sur un certain nombre de facteurs : économique, contextuel, environnemental, et managérial. Le manager de proximité pourrait être un élément facilitateur, un potentiel levier dans la mesure où il a été identifié comme un acteur essentiel dans la promotion de nouvelles initiatives stratégiques d'entreprise (Tarakci et al. 2018). À notre connaissance, peu d'études se sont intéressées à la relation entre la fonction propre du manager de proximité et les actions d'APS en entreprise. L'objectif de cette étude est d'étudier le rôle et le positionnement des managers face à la promotion des APS en entreprise. Cadre théorique et problématique Afin de répondre à un enjeu de compétitivité de plus en plus forte, des actions de Qualité de Vie au Travail (QVT) émergent et se développent au sein des entreprises. Les managers occupent une place centrale dans les hiérarchies organisationnelles d'une entreprise, à l'interface de décisions stratégiques prises par la direction et leurs applications par les salariés sur le terrain. Ils ont à la fois la charge de la mise en œuvre de plan d'actions d'entreprise tout en veillant à ce que chaque employé puisse remplir ses missions. La théorie du rôle des managers de proximité souligne que leur engagement dans de nouvelles actions d'entreprise s'exprime à travers une communication adaptée, la diffusion d'informations nécessaires et un accompagnement constant auprès des salariés afin de favoriser leurs implantations et succès (Birken et al., 2012). Néanmoins, leur fonction les amène parfois à gérer des situations paradoxales, voire conflictuelles, entre une stratégie organisationnelle imposée et des réalités opérationnelles contradictoires. Il a été suggéré, selon la théorie de l'identité du manager et de l'identification organisationnelle, qu'ils pouvaient alors adopter différentes postures face à cette situation, à la fois partisan, facilitateur ou résistant et contrôleur (Harding et al., 2014). Peu d'études ont questionné la perception et la posture des managers de proximité face aux actions QVT, dont les APS en entreprise. C'est dans cet objectif que nous avons mis en œuvre une étude qualitative, visant à décrier et analyser les rôles et positionnements des managers de proximité dans le cadre de la mise en place d'APS en entreprise. Méthodologie de recueil/traitement des données Nous avons réalisé 30 entretiens individuels auprès de managers de proximité. Nous avons développé un guide d'entretien autour de 6 dimensions : les caractéristiques de l'entreprise, les actions QVT et d'APS développées sur le site, le profil du manager, son poste de travail ainsi que son rôle et positionnement concernant les APS en entreprise. Nous avons réalisé un pré-test auprès d'un panel de 5 managers de proximité et réajusté le contenu du guide d'entretien. Les données qualitatives ont été analysées en utilisant uné approche par analyse thématique et construction de typologies. Principaux résultats L'analyse des données est en cours, cependant les premiers résultats confirment la place prépondérante des managers de proximité dans la mise en œuvre d'APS en entreprise. Assumant parfois le rôle de facilitateur et de promoteur, le manager pourrait influencer l'attitude des employés et l'usage des dispositifs d’APS au sein de l'entreprise. Préconisations & conclusion Lors de cette communication, nous pourrons identifier les principales postures prises par les managers de proximité concernant les APS en entreprise. Autant d'éléments utiles à la mise en œuvre de stratégies d'implantation des dispositifs d'APS en entreprise. Bibliographie Birken, S. A., Lee, S.-Y. D. & Weiner, BJ. (2012). Uncovering middle managers’ role in healthcare innovation implementation. Implementation Science: IS, 7, 28. https://doi.org/10.1186/1748-5908-7-28 Grimani, A, Aboagye, E., & Kwak, L (2019). The effectiveness of workplace nutrition and physical activity interventions in improving productivity, work performance and workability: A systernatic review. BMC Public Health, 19(1), 1676. https://doi.org/10.1186/s12889-019-8033-1 Harding, N., Lee, H., & Ford, L (2014). Who is ‘the middle manager"? Human Relations, 67/10), 1213-1237. https://doi.org/10.1177/0018726713516654 Pierre, 1. (2015). Le sport en entreprise—Enjeux de société. Economica, connaissance de la gestion. https://journals.openedition.org/lectures/18567 Tarakci, M. Ates, M. Y. Floyd, S. 4, Ahn, Y., & Wooldridge, 8. (2018). Performance feedback and middle managers’ divergent strategic behavior: The roles of social comparisons and organizational identification. Strategic Management Journal, 39(4), 1139‑1162. https://doi.org/10.1002/smj.2745

  • Freins et Leviers des Activités Physiques et Sportives en Entreprise

    Yann Baup, Bénédicte Vignal, Guillaume Bodet
    18ème Congrès International de l'ACAPS : Sport santé, Association des chercheurs en activités physiques et sportives (ACAPS), Oct 2019, Paris, France | Publiée le 29 octobre 2019
    Communication dans un congrès

    Les Activités Physiques et Sportives (APS) semblent jouer un rôle dans la prévention des maladies cardiovasculaires et de quelques cancers (Florido et al., 2016). L’entreprise, définie parfois comme un lieu d’influence du comportement humain (Chapman, 2004), pourrait offrir un cadre intéressant d’intervention pour la promotion de l’activité physique-santé (Malik et al., 2014). Certains auteurs montrent cependant que les taux de participation restent modestes, de l’ordre de 10-15% (Pierre, 2015) et qu’elle touche principalement une population ayant déjà une appétence pour la pratique sportive (Andersen et al., 2012). Des caractéristiques individuelles et environnementales (physique et sociale) pourraient expliquer l’adoption et le maintien d’un comportement en faveur de l’activité physique, comme décrit par le modèle écologique social (Richard et al., 2011). Celui-ci souligne l’importance de la relation entre différents fac teurs environnementaux, culturels et individuels et l’adhésion aux activités physiques et sportives (Sallis & Owen, 2015). Nous présenterons ici une étude qui interroge l’influence des freins et leviers (individuels et contextuels) sur les taux de participation des activités physiques en entreprise. Une analyse transversale a été effectuée à partir d’une enquête en ligne diffusée auprès de 1318 salariés (713 femmes et 498 hommes ; M_âge=41 ±10) d’entreprises de taille et de secteur d’activité différents. L’enquête s’est articulée autour de 4 dimensions : la participation, les freins et leviers perçus (adaptés de l’échelle de Likert 1-5 d’Alexandris et al. (2002) et de Molanorouzi et al. (2014)), les niveaux d’activité physique en loisir (version française du GSLTPAQ de Godin & Shephard (1997)) et quelques données sociodémographiques. Des tests-t pour des échantillons indépendants ont été effectués afin d’explorer les corrélations entre les items des freins et leviers et les autres variables. Une régression logistique a été utilisée afin d’identifier les prédicteurs de la participation. Les Scores Moyens (SM) des freins ont été les plus élevés pour la dimension « temporelle » (manque de temps pendant les heures de travail, SM=3,57 ±1,3). Concernant les leviers, la dimension la plus représentée a été celle de la « condition physique/psychologique » (santé, SM= 4,40±0,7 ; lutter contre le stress, SM= 4,32±0,83). Les résultats des tests t ont révélé des corrélations entre la dimension temporelle (freins) et les niveaux d’activité physique en loisir (t= -3,71, p<0,001). Références Alexandris, K., Tsorbatzoudis, C., & Grouios, G. (2002). Perceived Constraints on Recreational Sport Participation: Investigating Their Relationship with Intrinsic Motivation, Extrinsic Motivation and Amotivation. Journal of Leisure Research, 34(3), 233‑252. https://doi.org/10.1080/00222216.2002.11949970 Andersen, C. H., Andersen, L. L., Gram, B., Pedersen, M. T., Mortensen, O. S., Zebis, M. K., & Sjøgaard, G. (2012). Influence of frequency and duration of strength training for effective management of neck and shoulder pain : A randomised controlled trial. British Journal of Sports Medicine, 46(14), 1004‑1010. https://doi.org/10.1136/bjsports-2011-090813 Chapman, L. S. (2004). Expert opinions on « best practices » in worksite health promotion (WHP). American Journal of Health Promotion: AJHP, 18(6), 1‑6. https://doi.org/10.4278/0890-1171-18.6.TAHP-1 https://doi.org/10.1016/j.amepre.2008.09.038 Florido, R., Zhao, D., Ndumele, C. E., Lutsey, P. L., McEvoy, J. W., Windham, B. G., Pankow, J. S., Guallar, E., & Michos, E. D. (2016). Physical Activity, Parental History of Premature Coronary Heart Disease, and Incident Atherosclerotic Cardiovascular Disease in the Atherosclerosis Risk in Communities (ARIC) Study. Journal of the American Heart Association, 5(9). https://doi.org/10.1161/JAHA.116.003505 Godin, & Shephard. (1997). Godin Leisure-Time Exercise Questionnaire. Medicine & Science in Sports & Exercise, 29(6), 36. https://journals.lww.com/acsmmsse/fulltext/1997/06001/godin_leisure_time_exercise_questionnaire.9.aspx Malik, S. H., Blake, H., & Suggs, L. S. (2014). A systematic review of workplace health promotion interventions for increasing physical activity. British Journal of Health Psychology, 19(1), 149‑180. https://doi.org/10.1111/bjhp.12052 Molanorouzi, K., Khoo, S., & Morris, T. (2014). Validating the Physical Activity and Leisure Motivation Scale (PALMS). BMC Public Health, 14(1), 909. https://doi.org/10.1186/1471-2458-14-909 Richard, L., Gauvin, L., & Raine, K. (2011). Ecological models revisited: Their uses and evolution in health promotion over two decades. Annual Review of Public Health, 32, 307‑326. https://doi.org/10.1146/annurev-publhealth-031210-101141 Sallis, J. F., & Owen, N. (2015). Ecological models of health behavior. In Health behavior: Theory, research, and practice, 5th ed (p. 43‑64). Jossey-Bass.

  • Sport and Physical Activity Participation in Workplace

    Yann Baup, Bénédicte Vignal, Guillaume Bodet
    The 27th European Sport Management Conference : Connecting Sport Practice & Science, European association for sport management (EASM), Sep 2019, Seville (Spain), Spain | Publiée le 3 septembre 2019
    Communication dans un congrès

    Aim The main aim of this study is an investigation of leveraging and constraining factors of sport and physical activity participation in the workplace. Theoretical Background Sport and physical activity play a role in prevention of cardiovascular diseases and some cancers (Florido et al., 2016). A barometer indicated that 42% to 55% of French people did not reach the recommended sport and physical activity levels by public health institutes (Escalon et al., 2008). Chapman (2004) identified the workplace as influencing human behavior where health and well-being could be improved. As employees spend significant time at work, interventions at work promoting sport and physical activity would reach a large proportion of individuals. Thereby workplace could offer a social and environmental setting encouraging sport and physical activity. Despite of promising results, some authors noticed low participation of employees in these programs limit impacts in economics and health terms. In France, Pierre (2015) confirmed this assertion pointing out that physical activity participation rate in the workplace was between 10 to 15%. Different leveraging and constraining factors (demographic, psychological, environmental) can influence adult participation in leisure sport and physical activity and therefore can explain such low participation rates. Anagnostopoulos et al. (2016) showed that passion is an important part of workers’ commitment, but to our knowledges, very few studies from the management literature have identified leveraging and constraining factors of sport and physical activity in the workplace. Multiple levels of influence could explain participation as described by the social-ecological framework (Linnan et al., 2001). This model emphasizes important relationships between multiple environmental, cultural, individual factors and sport and physical activity participation. Workplace has been characterized as “complex system” where individual, social and physical environmental contexts influence jointly health and well-being (Stockols et al., 1996). Dishman et al. (2009) advocated worksite Physical Activity (PA) promotion programs targeting individual, interpersonal, organizational levels to promote physical activity. Thus, the aim of this research project was to better identify the facilitating and constraining individual and organizational factors explaining sport and physical activity participation in the workplace. The roles of moderating factors such as firm size and business sectors were also investigated. Research Design, Methodology and Data Analysis We present results from our cross-sectional survey based on a electronic questionnaire (from SurveyMonkey) that included personal and organizational leveraging and constraining factors adapted from the work of Alexandris et al. (2002) and Molanorouzi et al. (2014), participation to sport and physical activities in the workplace, level of satisfaction from these programmes, Leisure-Time Physical Activity (LTPA) evaluated from the French version Godin-Shephard Leisure-Time Physical Activity Questionnaire (GSLTPAQ) and demographic information. Mean scores for each leveraging and constraining factors were calculated to determine which were the most common among participants. Moreover, we conducted independent sample t-test to test differences between leveraging and constraining factor scores based on leisure-time physical activity and demographics. Logistic regression was used to identify predictors of participation. Results/Findings and Discussion Twenty-four companies (17 private and 7 public) participated in the research. 12 companies had more than 250 employees and the other twelve companies had less than 250 employees. In total, 1318 employees completed the survey (41 ± 10 years, 60% female). The most common constraining factor was time constraints, and the most common leveraging factors were physical/psychological condition and appearance. For the constraining factor, LTPA (formed by active and inactive participants) was negatively associated with time constraints (t = -3.71, P < 0.001). Regarding leveraging factors, woman present a positive and therefore significant difference associating with appearance (t = 8.00, P < 0.01) compared to men. Time constraints (B = -0.58, P < 0.001), lack of physical activity knowledge (B = - 0.45, P < 0.001) and doing activity with others (B = 0.40, P < 0.001) were correlated with participation. Conclusion, Contribution and Implication The importance of the results above could provide different ways for companies to promote efficiently physical activity participation in the workplace. Findings from this study could increase current understanding of the barriers and enablers for sport and physical activity participation, and thus, refine customer-orientated marketing strategies, especially promotion strategies. References Alexandris, K., Tsorbatzoudis, C., & Grouios, G. (2002). Perceived Constraints on Recreational Sport Participation: Investigating Their Relationship with Intrinsic Motivation, Extrinsic Motivation and Amotivation. Journal of Leisure Research, 34(3), 233‑252. https://doi.org/10.1080/00222216.2002.11949970 Anagnostopoulos, C., Winand, M., & Papadimitriou, D. (2016). Passion in the workplace: empirical insights from team sport organisations. European Sport Management Quarterly, 16(4), 385-412. Chapman, L. S. (2004). Expert opinions on « best practices » in worksite health promotion (WHP). American Journal of Health Promotion: AJHP, 18(6), 1‑6. https://doi.org/10.4278/0890-1171-18.6.TAHP-1 Dishman, R. K., DeJoy, D. M., Wilson, M. G., & Vandenberg, R. J. (2009). Move to Improve: A randomized workplace trial to increase physical activity. American Journal of Preventive Medicine, 36(2), 133‑141. https://doi.org/10.1016/j.amepre.2008.09.038 Escalon, H., Bossard, C., Beck, F., Bachelot-Narquin, R., Baudier, F., Bocquier, A., Darmon, C., & Delamaire, C. (2008). Baromètre santé nutrition 2008 (p. 34). Florido, R., Zhao, D., Ndumele, C. E., Lutsey, P. L., McEvoy, J. W., Windham, B. G., Pankow, J. S., Guallar, E., & Michos, E. D. (2016). Physical Activity, Parental History of Premature Coronary Heart Disease, and Incident Atherosclerotic Cardiovascular Disease in the Atherosclerosis Risk in Communities (ARIC) Study. Journal of the American Heart Association, 5(9). https://doi.org/10.1161/JAHA.116.003505 Linnan, L.A., Sorensen, G., Colditz, G., Klar, D.N., & Emmons, K.M. (2001). Using theory to understand the multiple determinants of low participation in worksite health promotion programs. Health Education and Behavior, 28(5), 91-607. Molanorouzi, K., Khoo, S., & Morris, T. (2014). Validating the Physical Activity and Leisure Motivation Scale (PALMS). BMC Public Health, 14(1), 909. https://doi.org/10.1186/1471-2458-14-909 Pierre, J. (2015). Le sport a de quoi se mettre au travail. Semaine Européenne du Sport-Workplace Revue, 32, 16. Stokols, D., Kenneth, R. P., Fielding, E. J. (1996). The ecology of work and health: Research and policy directions for the promotion of employee. Health Education and Behavior, 23(2), 137-158.

  • Thèse
  • Activité physique et sportive au travail, la participation en question : Engagement des salariés et rôles des managers

    Yann Baup
    Sciences de l'Homme et Société. DRED – Pôle Doctorat & HDR Université Claude Bernard Lyon 1, 2023. Français. ⟨NNT : ⟩ | Publiée le 7 décembre 2023
    Thèse

    Les activités physiques et sportives (APS) au travail sont présentées comme un outil favorable à la santé, au bien-être des salariés et à la performance en entreprise (Bodet, 2022). Cependant, il pourrait exister un décalage entre ce qui est dit et ce qui est réellement perçu et vécu. L’impact des APS au travail dans les entreprises est limité par une participation modeste des salariés, de l’ordre de 10-15 % en moyenne (Pierre, 2015). Notre problématique de thèse porte sur les raisons de la participation et de la non-participation des salariés aux offres de pratique d’APS au travail. À partir d’une approche interdisciplinaire et multiméthode en cohérence avec l’approche par les échelles d’observation développée par Desjeux (1996 et 1998), nous avons mené deux études, en interrogeant deux acteurs concernés par ces offres : les salariés et les managers. La première étude (quantitative) a identifié les facteurs d’influence de la participation et de la nonparticipation des salariés dans les pratiques d’APS au travail. La deuxième étude (qualitative) a rendu compte des rôles et des postures managériaux face à ces offres d’APS au travail. La première étude a montré que : 1) les freins et de leviers perçus des APS au travail, 2) l’identité du soi « sportif », 3) les niveaux d’APS des salariés sur les temps de loisir et 4) les indicateurs sociodémographiques sont tous des antécédents à la (non) participation des salariés dans des offres d’APS au travail. La deuxième étude a montré que les managers pensent avoir un rôle (coach, diffuseur d’information, médiateur, et réalisateur) à jouer dans la promotion des offres de pratique d’APS au travail. Néanmoins ils émettent un certain nombre de réserves à s’impliquer dans cette démarche, ce qui explique le décalage entre les rôles affichés et ceux réellement assumés par ces managers. Différentes raisons expliquent cette réticence : le manque de concordance entre les APS et le milieu du travail, les considérations éthiques, le manque d’intérêt des salariés pour les APS, et un questionnement sur les aspects réglementaires et budgétaires. Ce travail de thèse a permis de faire émerger un certain nombre de considérations managériales (e.g., attribution formelle des rôles pour les managers, internalisation et externalisation de l’offre des APS au travail, construction d’offres adaptées au contexte entreprenariale, et envisager les APS au travail comme une pratique « intégrée » à l’organisation du travail) utiles pour les organisations qui souhaitent proposer des offres d’APS au travail à leurs salariés.

Responsabilités (scientifiques, administratives et pédagogiques)

Responsable L2 Management du sport