Soutenance de thèse d'Ornella Goldstein

Ornella GOLDSTEIN soutiendra sa thèse en STAPS mention "Sciences sociales du sport" à l'Université de Strasbourg, intitulée : "Inégalités d’engagement filles-garçons en EPS : une approche socio-écologique pour construire une éducation physique plus équitable."

21 mai 2026
9h 12h
Salle de conférence (MISHA)

“Inégalités d’engagement filles-garçons en EPS : une approche socio-écologique pour construire une éducation physique plus équitable.”

La soutenance se déroulera en salle de conférence à la MISHA à partir de 9h. 

Membres du Jury

  • Ingrid Verscheure, Professeure des Universités, Université de Toulouse, EFTS  Présidente
  • Aïna Chalabaev, Professeure des Universités, Université Grenoble Alpes, SENS  Rapporteure
  • Julien Bois, Professeur des Universités, Université de Pau et des Pays de l’Adour, MEPS Rapporteur
  • Gilles-Vieille Marchiset, Professeur des Universités, Université de Strasbourg, E3S  Directeur
  • Christophe Schnitzler, Professeur des Universités, Université de Strasbourg, E3S Co-encadrant

Résumé de la thèse

La baisse du niveau d’activité physique à l’adolescence constitue un enjeu majeur de santé publique, touchant plus fortement les filles. L’éducation physique et sportive (EPS), en tant que contexte obligatoire de pratique d’activité physique, est également marquée par des inégalités de genre. Ce travail doctoral vise à analyser les conditions et les dynamiques des inégalités d’engagement entre filles et garçons dans la pratique physique à l’adolescence, ainsi que leur configuration en EPS, et à proposer des pistes d’intervention multiniveaux. L’analyse s’appuie sur le modèle socio-écologique (Bauman et al., 2012) et appréhende l’engagement comme un construit multidimensionnel, intégrant des dimensions physique, affective et cognitive. Elle repose sur trois études complémentaires : une étude de portée, une étude observationnelle et une étude interventionnelle. Les résultats montrent que l’EPS constitue un espace d’expression et de reconfiguration des inégalités d’engagement entre filles et garçons, davantage marquées dans les activités du CA4 (activités sportives d’opposition). L’EPS apparaît néanmoins comme un espace dans lequel l’engagement des filles peut être soutenu, sans que cela ne conduise nécessairement à une réduction des écarts avec les garçons, en raison des contraintes curriculaires, organisationnelles et sociales qui structurent la discipline. Penser l’engagement équitable des filles et des garçons en EPS suppose de dépasser le seul cadre de la discipline pour l’inscrire dans une compréhension plus globale des trajectoires et des contextes de pratique des adolescents.

Mots-clés : Engagement, inégalités de genre, éducation physique et sportive, socio-écologique, intervention

Pour plus d'informations merci de contacter Ornella Goldstein (o.goldstein@unistra.fr).